URANOS    FIGURES CÉLESTES, LÉGENDES & CIVILISATIONS

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 Mise à jour le 03/11/2010

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ASTROGAR
4 bis, rue de la Tuilerie
30660, Gallargues-le- Montueux
contact@astrogar.com
Tel: 04 66 88 45 39
Port: 06 71 18 14 09

ASTROGAR est une association loi 1901

domiciliée à Gallargues-le-Montueux, dans le Gard (30) .

Elle participe à la diffusion scientifique dans le but de promouvoir l’astronomie.

* Parmi les nombreuses activités proposées, le  planétarium mobile, une des plus appréciées par les écoles et le grand public :

l’Igloopôle Céleste

Ce matériel baptisé l’ « Igloopôle Céleste » par son lauréat, fut l’objet du prix APLF/RSA Cosmos en 2008. Il permet de reproduire la nuit et le ciel étoilé sous un dôme transportable  pouvant accueillir jusqu’à 25 personnes, soit une classe entière.

 Un animateur spécialisé vous guidera dans l’observation du ciel, et partagera son émotion face aux beautés qui s’en dégagent et aux questionnements qu’il suscite.

Toutes les notions essentielles de l’astronomie peuvent être abordées et expliquées comme les saisons, les mouvements de la Terre sur son axe et autour du Soleil, des planètes sur l’écliptique, ou les différents cieux vus sous d’autres latitudes.

 On apprend à s’y orienter à partir de la Grande Ourse pour repérer l’Étoile Polaire et les Constellations remarquables de la sphère des fixes. Vous y découvrirez la saveur des récits mythologiques qui leur sont liées, en regard de l’histoire des hommes et des Sciences actuelles.

* De nombreux autres thèmes et ateliers peuvent venir en complément de cette animation  itinérante sur la France entière.

Retrouvez les sur http://www.astrogar.com.

 

Un peu d’histoire de l’astronomie en Languedoc

Astrogar est domicilié à Gallargues-le-Montueux, située dans le Gard, à quelques kilomètres de Lunel, petite ville de l’Hérault. Les deux communes limitrophes sont séparées par le Vidourle, fleuve côtier réputé pour ses crues violentes d’équinoxes.

Le Pont Romain sur le site archéologique d’Ambrussum, entre Gallargues-le-Montueux et Lunel.

La Voie Domitia sur laquelle il fut jadis érigé enjambait autrefois le Vidourle d’une rive à l’autre.

Seule l’arche centrale a su résister à l’assaut répété des crues du fleuve.

 

Un astrolabe-quadrant du XIIIe siècle

(Musée départemental de Rouen)

Or cette petite cité fut au Moyen-Âge un foyer intellectuel actif avec l’installation en 1150 du rabbin Juda ben Saul Ibn Tibbon, une famille juive de Grenade, contemporaine de la conquête de l’Espagne musulmane par les Almohades. Juda est fondateur d'une dynastie d’érudits qui jouèrent un rôle éminent dans le traduction de la littérature philosophique et scientifique écrite en arabe et en hébreu et qui contribuèrent aussi à la grande littérature hébraïque médiévale.

Le savant le plus fameux de cette dynastie est Jacob, neveu de Samuel, lui-même célèbre pour avoir traduit en hébreu de Guide des égarés que Maïmonide avait écrit en langue arabe et que l’empereur Frédéric II Hohenstaufen invita à Palerme pour lui faire connaître la philosophie juive.

Connu sous le nom occitan de Don Profeit Tibbon, et plus encore sous le nom latin de Profatius Judaeus, Jacob ben Makhir naquit peut-être à Marseille en 1236 et partagea sa vie entre Lunel et Montpellier où il semble avoir été régent de la Faculté de médecine 

et il mourut probablement en 1304.

Esprit universel, il défendit en matière religieuse la pensée de  Maïmonide contre les attaques menées par le rabbin  de Lunel Abba Mari ha-Yahri, appelé en occitan En Astruc de Lunel. Son domaine d’excellence fut cependant l’astronomie : il traduisit notamment de l’arabe en latin avec Jean de Brescia un traité d’Arzachel remarqué, et de larabe en hébreu 9 textes astronomiques, et écrivit aussi directement en hébreu plusieurs textes dont un Traité du quadrant dont la traduction en latin lui valut la renommée au point que Copernic y fait référence, et un Almanach perpétuel dont Dante possédait un exemplaire en latin et auquel il fait allusion dans ses écrits au point quil fut appelé Almanach de Dante 

Voir Données sur l’astronomie en Languedoc et Provence aux XIIe et XIIIe siècles

qui contient davantage de détails sur Jocob Makhir Ibn Tibbon.

 

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